Top articles
-
Corps-Machine, première partie
J'ai envoyé cette nouvelle pour tenter de participer au recueil Escale 2010. Bien entendu, j'ai été recalé. A noter que le style volontairement maladroit du narrateur est un parti pris : je voulais que par sa concision et son aspect primitif, il reflète...
-
Tranche de Vie 1
J’étais assis à la terrasse d’un café. L’hiver étendait sur le ciel son manteau pommelé de gris nuages. Un froid vif mordait les joues des passants furtifs coulant sur les trottoirs des avenues. Paris allumait ses boutiques : les grandes devantures des...
-
Avenir Lointain
Images partielles d’un avenir irréel, Paranoïa d’une souffrance éternisée Reposant sur mon cadavre maigre, tordu et frêle, Je plonge dans l’agonie d’un futur dépravé. Je suis rongé par la maladie, la fatigue et le temps, Mes membres et ma peau s’enfuient...
-
Les Chasseurs de Rêves
Thème imposé : La Visite Genre : Fantasy La nuit étreint le petit village dans son manteau d’ombres. Le silence tombe sur le toit des chaumières. La lumière des bougies incandescentes brille aux fenêtres et projette sur la pelouse des jardins de petits...
-
Maisons Immortelles
Par la fenêtre entrouverte me parviennent les cris Des marchands du marché amassés à leur table Et qui ventent, ténors émérites, infatigables, La bien heureuse qualité de leurs divers produits. On peut entendre, si l’on prête un peu l’attention, Le piétinement...
-
Kinder Toten Lieder
A noter que le titre de cette nouvelle fait référence à une œuvre du grand Gustav Malher : une suite de Lieder éponyme composée en 1901. Les enfants sur la pelouse du parc. La blancheur de leur corps nu effleurée par les rayons du soleil. Et le vent qui...
-
Mauvaise Odeur (Partie 1)
Seconde nouvelle composée sur le thème de "saloperie". Première partie. Le Cargo-poubelle E735 appartenant à la firme de traitement des déchets organiques galactiques ICARUS arriva en vue de la planète Proctolus – plus connue dans le jargon des éboueurs...
-
Elle
Et je restais campé sur mes deux jambes Devant la fenêtre de ma chambre A scruter la cage d’escalier vide Au marches tournoyantes, Et à attendre et espérer Face au mur de béton élimé, Face à mon reflet vide sur la vitre, Le passage fugitif De l’être désiré....
-
Corps-Machine, deuxième partie
Travail mécanique. Travail absurde. Entouré des machines vrombissantes. De leur ronronnement impersonnel et continu. Des milliers de pièces de métal qui défilent devant mes yeux fatigués, et mon corps, réduit à un vulgaire prolongement exécutant, mu par...
-
Rédemption
— Il faut soigner votre étanchéité, monsieur. Je fais face au vendeur, et je tente de lui sourire. Sans y parvenir. Il a pourtant raison, le bougre. Je perd mon sang de partout : de mes oreilles, de mon nez, de ma bouche, de mes yeux. Mon sang s’écoule...
-
Le chant secret du monde
Ecoute, belle, le lointain bruit du ciel Ces sons mystérieux qui coulent du silence Qui s’épanchent, sinueux, jusqu’à nos oreilles A peine perceptibles, et pourtant si denses : La plainte des nuages, le cri du soleil, Le soupir des étoiles quand l’aube...
-
Vision V
Encore un foutu cauchemar. Mon cerveau est bizarre. Vastes espaces de terre stérile et désenchantée. Le béton grisâtre des villes fantômes élance ses structures immortellement figées dans des élans immobiles et déconstruits. Les éclats de verre des vitres...
-
Je sens un poids
C’est arrivé dans le Rer. Sans crier gare. Longeant le quai des gares. Mêlé à la foule parisienne qui s’écoule, je contemplais le paysage urbain qui défilait derrière la vitre, les pensées portées vers de curieux horizons, vers d’étranges idées fixes....
-
Une fin
C’est un jardin d’enfants où les enfants s’amusent Les tourniquets tournoient et le sable voltige. Assises sur les bancs, les mères attentives Surveillent leurs garnements de coups d’œil qui fusent. Le fond de l’air est chaud et l’herbe paraît grasse,...
-
Métro
Tous ces gens dans le métro Presque beaux, un peu bavards, Petites taches sur un buvard, Constellation de demi-mots. Tous ces visages dans le métro Teints blafards et front haut, Yeux fuyants au triste fard, Regards hagards ou goguenards, Qui s’égarent...
-
Qui défile
Sur les rails de métal le serpent de ferraille glisse Lestement. Dans le miroitement de ses vitres lisses L’on aperçoit l’amas lassant des visages tristes Qui défilent, qui défilent, qui défilent. Sur les routes de bitume, sur les chaussées noircies,...
-
Vision VI
...Et un cauchemar de plus, donc... Sous mes pieds nus, je sens les reliefs coupants d’un sol rocailleux couvert de sable. Des murs de pierre m’entourent et me cernent, délimitant le périmètre d’une large pièce privée de toiture. Au-dessus de moi, un...
-
Loin de toi
Cette ville qui m’encercle Est trop grande et ses murmures Viennent frapper aux portes closes De mes nuits blanches. L’aube triste s’étale sur le matin Livide, s’étire en annonçant Un nouveau jour sans fin. Sa clarté est si belle, coulant sur l’horizon...
-
Mademoiselle Lou
Mademoiselle Lou Au corps gracile Précipite ses pas Dans les couloirs froids De l’hôpital. Mademoiselle Lou Un peu fragile Effleure les patients Du bout de ses doigts. L’hôpital, grand corps malade Referme ses portes sur les bruits. Paris de nuit, la...
-
Vision III
Encore un nouveau cauchemar, diligemment restitué... La ville n’est plus que ruines. Les immeubles tronqués exhibent les ossatures rouillées de leurs armatures métalliques, grands cadavres de la décadence laissés à l’abandon. Leurs façades croulantes...
-
Seras-tu encore là ?
Seras-tu encore là lorsque moi, Le corps chétif et amaigri La peau fripée, les cheveux gris Les yeux fatigués d’avoir trop vu Le cœur creusé du trop vécu Ne serait plus qu’une ombre Qui marche vers sa tombe ? Seras-tu encore là Lorsque notre soleil A...
-
Que j'envie...
Que j’envie cette jeunesse, Fleurissante, épanouie, Elle qui puise dans l’allégresse La douceur de sa folie ! Que j’envie cette innocence, Ces sourires irréels, Accrochés comme des soleils A la voûte de l’existence ! Moi, je vis dans un rêve Où les visages...
-
Rencontre
…Et crépitent les gouttes de pluie Sur la toile noire des parapluies qui s’agitent. J’erre dans la ville emmurée de brumes, Je longe les murs des rues embrumées de parfums enfumés, Je cherche une sortie à ces rêves interdits Qui me dispersent un peu plus...
-
Regrets
Il y a dans ces journées Comme un brouillard sous mon crâne Et mon cœur est lourd de larmes Sous la houle des regrets. Il y a dans mes pensées L’amertume et son écume Qui dépose sur mes dunes Les essences du regret. Il y a sur ces portraits La pâleur...
-
Mauvaise Odeur (Partie 2)
Seconde Partie de la nouvelle... — Saloperie… Saloperie de saloperie… — ‘Gaffe où tu mets les pieds. Esterd et Nocobus se trouvaient sous la cuve du cargo. Les semelles de leurs chaussures trempaient dans une eau stagnante couleur vomi. Ils évoluaient...